#12 : le système de retraite par point et la loi anticasseur

Le gouvernement a décidé de lancer une vaste réforme concernant les retraites. En effet, il prévoit de changer le système actuel qui est par partition par celui d’un système par point. Il s’agit d’un changement de paradigme important puisque le cotisant ne cotise plus pour le retraité, mais pour lui-même. Nous passons de ce fait d’un système de solidarité à un système individualiste. Le gouvernement aura la possibilité d’élever ou de baisser le niveau du point chaque année. Il y a une volonté du gouvernement de baisser les retraites des futurs retraités afin de faire des économies structurelles comme le réclame la Commission Européenne de Bruxelles. Sous le signe du « progrès », nous assistons à la mise en place d’un système particulièrement fourbe et réactionnaire qui ne va que de l’intérêt des capitalistes. Les perdants de ce système sont ceux qui cotiseront point après point. Dans le même temps, le gouvernement a l’intention de supprimer tous les régimes spéciaux au nom de « l’égalité ». Nous le voyons bien, il s’agit d’un nivellement par le bas et toutes les couches sociales en seront impactées.

faire face à cela, un mouvement social d’une ampleur inédite est urgent, mais le gouvernement a tout prévu puisqu’il est en train de ressortir la vieille loi « anticasseur » pour réprimer plus durement les mouvements sociaux et s’attaquer de façon frontale à la « liberté d’aller et venir » et la « liberté d’expression ». Une pierre, deux coups. Toutefois, le gouvernement devra faire face à un mouvement offensif n’hésitant pas à faire « dans la dentelle ». En sortant « le sabre et le goupillon », le gouvernement doit s’attendre à mater toutes révoltes. Or, il s’agit du capitalisme qui tente de se défendre par tous les moyens qu’ils disposent. Dernièrement, Luc Ferry avait demandé à ce que l’armée intervienne et tir à « balles réelles » contre les manifestants. Nous vivons une époque où les réactionnaires ne se cachent même plus. Ils disent ce qu’ils pensent et cela sans créer de polémiques.

Les mesures prises par le gouvernement prévoient la création d’un fichier « anticasseur », des « arrestations préventives », des « fouilles obligatoires » et des interdictions de manifester. Nous ne sommes pas en Russie, mais bien en France.

Au nom de la sauvegarde de la démocratie et des principes républicains, le gouvernement est en train de prendre un virage particulièrement réactionnaire et offensif en terme de répression. Il n’a plus peur des barricades dans la capitale. Les blindés sont maintenant de sortie avec du gaz lacrymogène hautement concentré pour faire fuire les manifestants qui voudraient faire face à un pouvoir despotique en route vers une « dictature molle ». C’est dans ce cadre-là que les ouvriers et les salariés doivent s’unir pour faire tomber la tête à Emmanuel Macron et à Edouard Phillipe.

Le mouvement des « gilets jaunes » n’est pas près de s’arrêter et va s’intensifier dans la durée. Ce ne sont pas les « réformettes » qui vont faire reculer ce mouvement. La lutte pour la « justice sociale » est une lutte noble. Le gouvernement a peur de ce mouvement et le fait savoir. La volonté de mettre en place une « République Sociale » n’est pas un slogan tout neuf. Il s’agit de remettre en place le slogan de 1848 dans le contexte actuel. Le gouvernement va à l’encontre d’une politique sociale juste. Au contraire, il est guidé par la volonté de réformer le pays afin de le transformer dans un état néolibéral. Pour cela, l’usage de la force est nécessaire pour faire taire « l’opposition ».

Il s’agit dans le fond de défendre la « République » face à ceux qui l’usurpent et qui en font ce qu’ils en veulent. Le contre-pouvoir de la rue a son mot à dire sans lequel, nous tomberont non plus dans une « dictature molle », mais dans une « démocrature ».

#11 : La loi sur les gilets jaunes

La loi dite « des gilets jaunes » a été adoptée par l’assemblée nationale. Pourtant, de nombreuses questions restent en suspension. Le SMIC n’augmente pas alors qu’il s’agissait d’une revendication majeure du mouvement dit « des gilets jaunes ». On remettra aussi en cause l’aide de l’état accordée aux entreprises.

L’état débourse environ 200 à 220 Mds d’euros en matière d’aide aux entreprises. Cela correspond à 10,5 à 11,5 millions de salaire au SMIC (en 2018, le SMIC brut se situe à 1588,47 euros) sur une année. Or, il y a 3 à 5 millions de chômeurs. On pourrait donc baisser la dépense publique de 125 à 163 Mds d’euros soit près de 5,6 à 8,1 % du PIB. La dépense publique serait ramenée entre 50,9 et 48,4%.

Les conséquences en matière de cotisations sociales, il y a un apport de 15,8 à 26,3 Mds d’euros. De quo combler le « trou de la Sécurité Sociale » et de permettre la viabilité de la retraite à 60 ans tout comme le « parcours sécurisé du chômeur ».

#10 : l’extrême-droite au sein des gilets jaunes

L’extrême-droite a su profité du mouvement des « gilets jaunes » en l’infiltrant. Certains groupes ont émis des positions clairement racistes, notamment concernant le pacte de Marrakech. Ce que le gouvernement appelle les « groupes séditieux »  n’étaient en réalité qu’une minorité. La grande « majorité » étaient clairement réformistes et n’avaient rien à avoir avec les groupes révolutionnaires présents.

On peut dire aussi que la présence des « gentils virus » d’Etienne Chouard ont su infiltrer le mouvement en imposant comme première revendication : le référendum d’initiative citoyenne (RIC). Ce dernier suit logique particulièrement populiste. En considérant que « la parole du peuple est sacrée », il y a un risque de dérive vers un projet autoritaire où la majorité écrase la minorité. Comme le disait Tocqueville, il s’agit de mettre en place « la tyrannie de la majorité ». Le simple fait de voter aux revendications d’un certain nombre de citoyens ne permet pas la démocratie.

La démocratie ne se résume pas uniquement au simple fait de voter. Alors que les « chouardiens » et leurs virus ne cessent d’infester la toile et les mouvements pour y répandre la peste brune.

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#9 : Le RIC

L’une des principales revendications des « gilets jaunes » est le « référendum d’initiative citoyenne » qu’il surnomme le RIC. Cette revendication permet de cammoufler l’ensemble des revendications sociales du mouvement et mettre de côté les nécessités de revaloriser les salaires dans leur globalité. On peut dire que le gouvernement a bien entendu celà, puisque le CSE a commencé « le grand débat » qu’Emmanuel Macron avait promis suite à sa déclaration. On peut dire que c’est un raté.

En effet, au nom de la démocratie participative les revendications sont tombées à l’eau. Le gouvernement n’a pas entendu la colère puisqu’il continue son programme comme si de rien n’était.

Avec l’offensive néolibérale qui se profile dans les prochains mois, notamment la « chasse aux chômeurs », le gouvernement se trompe de combat. Il admet qu’il ne peut pas combattre le chômage puisqu’il est structurel et lié à la crise du capitalisme. Nous sommes dans un cycle de croissance, mais « les énergies libérées » ne produisent aucun résultat. Au contraire avec les surtaxes mis en place par le gouvernement, dont la hausse de la CSG sur les retraités ont fortement pénalisé la demande intérieur. En se contractant, la croissance a ralenti empêchant la création d’emplois. Le taux de chômage s’est stabilisé entre 9,1 et 9,2%. Or, il faut une croissance supérieure à 1,7% pour permettre la création d’emplois. Elle n’est que de 1,1% à 1,2%. Le néolibéralisme ne produit pas d’effet. C’est bien le problème. D’ailleurs, nous allons vers une prochaine crise financière d’ici 2020, dont l’impact sera certainement supérieur à celle de 2007. La menace gronde au loin. Le gouvernement reste sourd sur la nécessité d’un plan de relance.

#6 Les résultats de l’élection présidentielle

Le ministère de l’intérieur affirme que :

  • Macron : 23,72 % des suffrages
  • Le Pen : 21,4 % des suffrages
  • Fillon : 19,92 % des suffrages
  • Mélenchon : 19,23 % des suffrages
  • Hamon : 5,6 % des suffrages

On entend déjà au loin, les appels d’un vote concernant le « Front Républicain ». Pardon ? Vous avez dit Front Républicain ? Le Front Républicain ne fonctionne plus et ne marche plus, alors la question de la République passera par l’opposition entre le « camp des travailleurs » et celui du « patronat ».

Marine Le Pen, ou Emmanuel Macron se sont les candidats d’une bourgeoisie rance, d’une vision patronale hybride ou de projets mortifères pour les travailleurs.

Si le vote de leur candidat ne signifie pas pour autant une majorité à l’Assemblée Nationale, avec l’addition de l’ensemble des votes conservateurs et libéraux, Emmanuel Macron possède une majorité très large pour faire sa politique à coup d’ordonnance et le fameux Blitzkrieg que rêvait Fillon, mais avec une vision « progressiste ».

Cela signifie que le camp du travail subira une pression inestimable de la part du camp du patronat qui entend poursuivre les politiques issues de « la Loi El-Khomri ».

Cela permet de prévenir que le « camp du travail » doit se préparer dès maintenant à un mouvement social d’une ampleur importante. En effet, le programme de Macron, c’est le programme du chômage, des actionnaires et la paupérisation généralisée, comme celui de Fillon.

Emmanuel Macron, c’est le mixte entre François Hollande et François Fillon. Une politique de la terre brûlée qui correspond aux exigences du MEDEF. En conséquence, il faut comprendre que le néo-libéralisme est les conséquences du fascisme. Macron est le meilleur vote pour Marine Le Pen.

Il existe un lien entre le Néo-libéralisme et le fascisme. Le fascisme mène toujours une politique néo-libérale, comme on l’a vu sous Pinochet.

#5 La semaine de tous les dangers

L’émission politique de la semaine se basait sur le cadre de « la dernière ligne droite » pour l’élection présidentielle. La semaine de tous les dangers, où l’extrême-droite avec ses deux candidats François Fillon comme Marine Le Pen risque de se retrouver au deuxième tour. Dans ce cadre, trois visions libérales de la société se mettent en dynamique pour dynamiter le marché du travail, imposer des cures d’austérité, et surtout s’en prendre aux intérêts des travailleurs. De même, la science politique pose un véritable enjeu sur les candidats à savoir que pour de nombreux d’entre eux, ils ne font pas la différence entre le marxisme, le keynésianisme ou l’économie néo-classique, tout comme la différence entre le progrès et le conservatisme.

Le spectre communiste dans le cadre de la campagne de Jean-Luc Mélenchon rappelle inlassablement le début du Manifeste du Parti Communiste de Karl Marx : « Un spectre hante l’Europe : le spectre du communisme ». L’ironie est que Mélenchon n’est ni marxiste, ni communiste et encore moins d’extrême-gauche. Il s’agit de montrer de la fumée, alors qu’il n’y a pas de feu. Un véritable mirage, mais aussi un vent de panique, pour peu ou pas grand chose. Mélenchon reste un capitalisme sur le fond.

Le fascisme se transforme également ayant de nouveaux visages, la théorie de Mussolini a largement été transformée, mais la question du jumelage d’un état fort et d’une politique patronale, ainsi qu’une oppression constante contre les travailleurs, et toutes voix dissonantes s’imposent dans cette campagne. Le néo-libéralisme a démontré dans l’Histoire qu’il était parfaitement compatible avec le concept du fascisme.

Ce spectacle nous offre une vision pauvre où les quatre candidats convergent les uns vers les autres en cette fin de semaine. Le capitalisme qu’il soit keynésien, néo-classique, libre-échangiste ou protectionniste, reste le capitalisme avec les conséquences que l’on connaît sur les travailleurs.

Dans le cadre de l’émission sur « la dernière ligne droite », j’ai mis plusieurs extraits sonores dans le dernier podcast à propos de la Société du Spectacle de Guy Debord. Je vous prie de bien vouloir retrouver l’intégralité de l’œuvre audio de Guy Debord ci-dessous, si vous êtes intéressé par l’ensemble de son analyse.

 

#4 La Psychiatrie Punitive

La psychiatrie punitive a poussé de nombreux soignants dans des valeurs entièrement contraires à la question du « soin ». Face à la hausse de cette méthodologie archaïque, il convient parfaitement de faire podcast sur le sujet. Toutefois, il faudrait des jours pour que l’on retrouve un podcast intégrale sur le sujet tellement, il est complexe, et la maltraitance est légion.

Ci-dessous vous trouverez le « Thread » qui a aidé au Podcast :

Le podcast de fond se résume toutefois à un coup de gueule, mais permet de parler des dérives sur la psychiatrie.

#3 L’implosion du Parti Socialiste ?

Manuel Valls a affirmé dans la presse qu’il allait voter pour Emmanuel Macron. Ce retournement de situation vis-à-vis des « primaires citoyennes » interrogent sur la question de survie du Parti Socialiste. Dans ce cadre, le podcast tend à mettre en avant que le « vote utile » de l’ancien flic de France ne remette pas en question sa politique qui a largement favorisé les thèses de l’extrême-droite, notamment sur la question de la déchéance de nationalité. La démocratie libérale peut survivre à la mort ou non du Parti Socialiste. Il est fort probable que le Parti Socialiste subisse une scission interne en deux tendances l’une vers Jean-Luc Mélenchon, l’autre vers Emmanuel Macron.